Sandiara – Intérim à la tête de la mairie : Aliou Gning remplace Dr Serigne Guèye Diop – Lequotidien

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Par Alioune Badara NDIAYE – Malgré les recommandations issues des concertations sur la problématique des usines de farine et d’huile de poisson tenues en 2019 et préconisant l’arrêt de la délivrance d’autorisation, deux nouvelles usines de Farine et d’huile de poisson (Fhp) ont vu le jour. Un fait que dénoncent la Coalition nationale contre l’implantation des usines de farine et d’huile de poisson, et le collectif Taxawu Cayar. A la faveur de la Journée mondiale de l’océan célébrée vendredi, ces acteurs, lourdement impactés par la cohabitation avec ces usines, ont saisi le ministère de la Pêche pour un règlement du problème qui persiste. «La Coalition nationale contre l’implantation des usines de farine et d’huile de poisson, et le collectif Taxawu Cayar demandent aux autorités d’appliquer les recommandations issues des concertations sur la problématique des usines de farine et d’huile de poisson tenues le 23 octobre 2019, de geler toute nouvelle tentative d’implantation d’usine de farine et d’huile de poisson au Sénégal, et de fermer toutes les usines ouvertes après ces concertations, à savoir l’usine de Cayar et celle de Sandiara», a indiqué jeudi Abdoul Sow, procédant à la lecture du mémorandum remis à l’occasion au ministre à la Sphère ministérielle Ousmane Tanor Dieng. «La production totale de farine de poisson est estimée à environ 12 000 tonnes par an au Sénégal, ce qui correspond à environ 60 000 tonnes de poisson frais qui auraient pu être consommées par les populations», a-t-il mis en exergue pour expliquer l’impact de ces usines sur la consommation locale et sur l’activité des femmes transformatrices.
Au total, le pays compte 8 usines Fhp dont 3 à Dakar et 3 à Thiès. «Nous demandons aux autorités d’évaluer les impacts de ces usines en activité et d’interdire leur accès au poisson frais entier destiné à la consommation humaine et à la transformation artisanale», a souligné Mor Mbengue, autre membre de la coalition. «Une usine Fhp, ce sont en moyenne 15 emplois, alors qu’une seule aire de transformation de produits halieutiques offre des centaines d’emplois», a-t-il mis sur la balance. «L’expansion de l’industrie de la Fhp représente une menace grave pour les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire de millions de personnes», a posé M. Mbengue. Il est d’avis que les nouvelles autorités prendront à bras-le-corps ce secteur considéré, selon eux, «en état de surexploitation» par le Groupe de travail de la Fao sur l’évaluation des petits pélagiques au large de l’Afrique nord-occidentaleabndiaye@lequotidien.sn

 

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